Samedi 6 janvier 2007 à 14h30 : Première enquête de terrain du ministère
Posté par Gilles le 5/1/2007
Après la location, après les logements, bureaux, immeubles vacants, le ministère engage sa première action cette fois-ci dans le domaine de l’achat. Car le mal-logement concerne aussi ces jeunes primo-accédants endettés sur 25 ou 30 ans pour des appartements aux prix surévalués.
- Aujourd’hui en 2007, un couple qui achète un 3 pièces à Paris près de Bastille à 350 000 euros (prix du marché), emprunte 15 années de salaire net mensuel moyen et rembourse 25 années de salaire net moyen à la banque avec les intérêts. 25 années d’engagement à payer de lourdes mensualités. En 1986 pour ce même 3 pièces qui était à 521 520 francs, cela revenait à emprunter 5,7 années du salaire net mensuel moyen et à rembourser en 7 ans maxi avec les intérêts (même s’ils étaient à 9,5% au lieu de 4%). Origine de ce paradoxe qui veut que les prix augmentent à Paris alors que la population parisienne décroît (2,14 millions d’habitant au 1er janvier 2004, contre 2,3 en 1975) : la spéculation immobilière, les logements et bureaux vacants, des politiques publiques inflationnistes ou attentistes…
- Les pouvoirs publics peuvent et doivent mener des politiques régulatrices, afin de lutter contre cette spéculation qui grève revenus et pouvoir d’achat de toute la population, en particulier la jeunesse. Taxation réelle des logements vacants, intéressement des communes à la libération du foncier, refonte des aides au logement pour qu’elles solvabilisent réellement les locataires sans contribuer à la hausse des loyers, encadrement des baux de relocation, tout reste à faire !
6/1/2007 à 8:14
Bonjour, je tiens à apporter quelques compléments à ce que l’on entends régulièrement sur les différents médias à propos des prix exorbitants de l’immobilier. En effet, si Paris est toujours cité en exemple (et il est vrai que l’immobilier y est particulièrement onéreux), je tiens également à porter à votre connaissance les problèmes identiques que l’on rencontre dans les régions du sud, comme par exemple dans le Département du Var. Ici, les loyers sont également très élevés : 500 à 600 euros par mois pour un T3 à Toulon (quartier moyen). Quant aux prix des appartements à l’achat, il faut compter entre 150000 et 200000 euros pour un T3 toujours dans un quartier moyen (pas de vue, pas de bord de mer, pas de parc…). Enfin, pour des terrains constructibles, les prix flambent : plus de 300 000 euros le terrain de 600 m² dans des communes littorales et pas moins de 200 000 euros les 2000m² à plus de 30 Km de Toulon ! Tous ces prix font peur car dans notre région, des actifs sont contraints de se loger dans des campings alors que des quantités incroyables de logements sont des résidences secondaires occupées quelques semaines par an. Les appartements que pouvaient se payer un couple de smicards il y a 10 ans sont aujourd’hui inaccessibles et une villa avec terrain qu’un couple d’ouvriers qualifiés pouvaient s’offrir ne peut même plus être acquises par des cadres… Quelle régression ! Et ces problèmes ne semblent pas prêts de pouvoir s’améliorer : hausse des taux d’intérêts, hausse du prix des matériaux de construction, impôts importants… Comme quoi les problèmes liés à l’immobilier sont aussi importants dans le sud qu’en IDF et touchent de larges classes sociales ! Effectivement, il est temps que les pouvoirs publics se penchent sur toutes ces questions après tant de temps passé à laisser les choses dégénérer ! Un jeune cadre dégouté.
6/1/2007 à 20:08
Effectivement Patrick, ce problème touche l’ensemble de la France. C’est quasiment tous les français qui sont précarisé par cette inflation irraisonnée de l’immobilier! C’est pourquoi nous devons tous nous mobiliser!
7/1/2007 à 21:12
Il faut que les locataires de Hlm puissent acheter leur appartement à un prix raisonnable. (De toute manière ils ne quittent pas leur Hlm vu les prix pratiqués dans le privé. Avec l’argent récupéré des ventes de ces Hlm l’Etat peut racheter des immeubles , des terrains et construire à nouveau des Hlm. Cela boosterait les programmes de l’Etat.
Cordialement
8/1/2007 à 12:19
Oui tout à fait d’accord avec vous Patrick.
On pourrait être tenté de croire que l’IDF et Paris est la région qui concentre tous ces problèmes, alors que les prix ont bien bien augmenté partout, et au final dans les autres régions, avec le différentiel des salaires, je dirai que les prix à l’achat des logements et des terrains ont augmenté pareil sinon plus qu’en région parisienne.
Le problème du logement, touche tout le monde à différents degrés et se localise sur tout le territoire national…
Ca a l’air étrangement tabou, mais il faut le dire !
14/1/2007 à 12:46
Discordance au sein du gouvernement ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-855222,0.html?xtor=RSS-3208